PLUME  ET  REGARDS

L'avantage littéraire

RENCONTRES AU COEUR DU SUJET
Articles et Entretiens

ARTISTE ET ENTREPRENEUR,

L'aventure du risque.


Il fut un temps où les oiseaux parlaient et où les Hommes chantaient...

De quoi parlaient-ils de façon si intense que les Hommes n'entendaient que le chant de  leurs  voix ?

Les oiseaux conversaient au sujet de leur Roi. Le Simorgh... Si éblouissant qu'aucun œil humain ne supportait sa vue. Quand le Simorgh ôta son voile, sa lumière submergea le monde. C'est ainsi que l'Ombre naquit. Par petites touches. Partout où une plume de Simorgh éclairait de son feu la Création, révélant les mystères, une ombre naissait et les Hommes vinrent s'y réfugier pour fuir le feu de la Vérité. Dans l'ombre, ils apprirent à mentir, à parler sombre, à gronder et non plus à chanter.

De touches en taches, l'obscurité envahit la Terre et il fallut composer avec. Finalement il y eut quatre ombres primordiales. Pour chaque ombre il fut envoyé quatre cent oiseaux d'or, et quatre mille oiseaux d'azur, jusqu'au jour où le Simorgh, de soleil qu'il était, devint braise et ses cendres se mêlèrent à l'ombre et à la lumière. Le monde fut à refaire...


A l'image du Simorgh, l'entrepreneur se trouve au cœur de ce paradoxe : son rayonnement le condamne à s'éteindre. Son éclipse le voue à refleurir.

Car entreprendre c'est être en mouvement. C'est bouger hors de son centre. "Ex movere" en latin, traduit en français par émouvoir.

L'art d'entreprendre n'est-il pas l'art d'émouvoir, plutôt que l'art de séduire ? La nuance est de taille. Séduire induit la fascination. Il y a dans la séduction le germe de la sidération, de l'attachement, de rendre "chose". L'émotion, elle, tient du réveil, du redressement, de l'élan vers les choses, les gens, les idées. L'émotion est un charme. Surprenant, mais à y réfléchir, un entrepreneur est d'abord un idéaliste. Quelqu'un qui a découvert, réfléchi, reçu un e idée, un concept. Il a capté l'impulsion d'une pensée et son intelligence se met en action pour que cette impulsion s'incarne et nous devienne accessible.

En cela, l'entrepreneur est frère de l'artiste. En cela ils sont fils du Simorgh.

D'une fulgurance, ils feront une oeuvre, un outil. Car tous deux sont porteurs de lumière. Deux oiseaux qui conversent dans la légende. Deux oiseaux dont l'envol n'aura cependant pas la même direction. L'artiste s'élance vers l'éther de l'imagination quand l'entrepreneur s'oriente vers la densité du concret. L'un est l'Albatros de Baudelaire, tandis que l'autre endosse la pèlerine du faucon.

A l'un, la vision du cœur, à l'autre celle de la pertinence. D'un côté la force du ressenti, de l'autre celle de la transmission. Au premier le pouvoir de créer. Au second celui de réaliser. Mais pour tous deux la route est longue et semée d'embûches. la réussite n'est jamais garantie. Pour tous deux le succès n'est que l'arrivée, alors que l'aventure et l'effort se tracent dans le chemin. Tous deux doivent se réinventer au fil du temps et des expériences. La finalité de leurs œuvres les figent dans une représentation vouée au "déjà vu" et il leur faut repartir, reconstruire, reformuler.

Comme ce que l'artiste Ghass a récréé de l'Alpine 450 : lui redonnant son énergie première, issue de la vision ingénieuse d'un créateur de luxe. Une voiture devenue mythique par ses performances. Une voiture, une formule unique, une ode au souffle par ses lignes félines épousant la fluidité du vent.

L'artiste Ghass a su déconstruire ce que la légende avait figé, pour libérer le sens des lignes, l'orientation du rêve. Il a su redonner au luxe de l'objet, la grâce de l'élan.

L'art d'être en mouvement, l'art de capter, et l'art de savoir.

Ce que la légende du Simorgh nous révèle, c'est notre rapport au savoir. Le plus grand des luxes, le premier. Cette lumière de la connaissance qui, tel Icare, nous élève au-dessus de l'horizon et précipite même le plus beau des anges au fond de l'abîme. La densité du concret.

Le luxe,la luce, la lumière dont tous ont besoin, que peu réalisent et beaucoup décrient par impuissance à la tenir. La luce, le luxe, prennent corps dans l'oeuvre d'art parce que celle-ci éclaire l'indicible de nos intuitions.

Celui qui par sa capacité à rendre visible, faire connaître, distribuer les œuvres d'art, leur donne un prix, les rend précieuses, celui-ci est une sorte de pirate qui ravit au confort la richesse de sa commodité pour transformer une merveille en trésor. Celui qui sait découvrir l'oeuvre d'art, est aussi un alchimiste.

L'artiste et l'entrepreneur naviguent à vue sur l'océan du risque. Leurs actions sont une valse qui va de l'incertain à la performance. Ghass et Golan témoignent de la force de ce duo. Ils sont les deux ailes du Simorgh...


Marie-Line Balzamont


L'ARTISTE GHASS
Au coeur de la Quête

Parler de Ghass, de son art et de ses œuvres, c’est d’abord parler de la poésie des sens.

L’énergie de sa créativité est de celles dont la puissance naturelle ne s’exprime pleinement que dans la simplicité. Simplicité des moyens, simplicité des couleurs et des formes. Simplicité de l’humain, de son élan comme de son désordre.

Le chemin que GHASS nous ouvre est celui de nos résonances, de nos paradoxes. Nos ombres et nos lumières, mais pas dans un clair-obscur évocateur. GHASS n’évoque pas, il témoigne, il inscrit. Il reforme la matière et réforme nos conforts artistiques.


Il y a dans ses traits et ses volumes le charme du danseur, sa précision, sa capacité à tenir l’équilibre sur la pointe, le sens aiguë de la droiture.

On y ressent aussi le souffle du chanteur qui maîtrise et conduit le son, le sens, du plus sombre non pas au plus clair, mais au plus fin de l’expression.

La lumière de Ghass est celle d’Hermès, qui savait traduire en langage humain celui des dieux. Cette lumière de la vérité qui commence par aveugler avant que de rendre clair.

Pour en terminer de cette introduction, je dirais que le témoignage artistique de GHASS est à l’instar de ce proverbe Persan : la patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux.


Marie-Line Balzamont


CATHERINE MARASCIA

Le networking à la française


Il était une fois Catherine Marascia. Une femme. De celles qui ne ressemblent qu’à elles-mêmes. Comme tous ces libres esprits qui ont dû se construire à force de courage et d’endurance au travers des tempêtes qui ont balisé leur chemin jusqu’à l’épanouissement.

Aujourd’hui, Catherine est un parfum d’humanisme et d’amitié. Elle organise des événements, des rencontres autour des sujets forts de notre actualité pour ceux qui entreprennent avec audace et détermination.
Ce sont « les Soirées des Présidents ». Des moments d’intelligence et de réflexion au travers des conférences d’experts en la question. Mais… ce qui y est singulier, c’est l’ambiance que Catherine Marascia y insuffle et qui, à l’image de son tempérament elfique, en font des instants magiques. Des parenthèses de vie où la chaleur de l’accueil rend les relations simples et bienveillantes entre les invités. Que l’on soit nouveau ou habitué, quelque soit les divers horizons d’où l’on vienne, Catherine nous reçoit avec la même attention : chaleureuse, prévenante. Elle laisse le temps au temps.

Catherine est ce que l’on appelle une forte personnalité. Mais de quoi cette force est-elle constituée ? DE DOUCEUR.

La force de Catherine Marascia est de ne jamais se détourner de sa nature profonde : la douceur.
Catherine est un élan vers les autres, vers demain. Elle va de l’avant coûte que coûte, jusqu’au bout et nous invite à la suivre. Elle a de son signe astral le Sagittaire, (qui veut dire la flèche en latin), ce don de l’archer : elle vise juste, parce qu’elle ne vise que l’essentiel, le bonheur d’une rencontre.
C’est pourquoi elle conçoit chaque Soirée des Présidents avec le soin du détail, l’harmonie des éléments qui entourent ces invités : la force du thème, l’élégance du lieu, la saveur des nourritures dont la première est le bien vivre ensemble. Elle nous coud sur mesure l’opportunité de nous rencontrer.

Catherine est-elle multi-talentueuse ? Non. Catherine Marascia est vraie, authentique. Et en cela elle embrasse la totalité de ses talents dont elle nous offre la fleur avec générosité et assurance. C’est une rêveuse, à l’image des Lorialets, les elfes de Lune, elle rêve concret. Elle n’ouvre aucune destination qu’on ne puisse atteindre. Ce qu’elle nous inspire c’est le dépassement de soi.

Marie-Line Balzamont